De Puyuhapi au Coyhaique ( du 21 au 25/01) les surprises des voyages

En quittant Puyuhapi je pensais me faire une petite journée. Ca sera pas comme ça. Pourtant ça commençait bien.

J’ai pris le temps de me lever et de partir pour faire 7km de bonne route pour aller au therme du ventisquiero.

Une vue de la therme
Autre vue 🙂

Sauf qu’à la sortie de tout ça j’avais évidement plus de jambes, j’étais pas en forme. Et au lieu d’être tranquille et d’aller se reposer à Puyuhapi j’ai continué la route pour le sud👍

Parfois les surprises sont de voir un colibri à côté de la tente, de voir un pic vert creusant un trou dans l’arbre au dessus de moi, de croiser 2 gauchos à cheval sorties de nul part avec la peau de mouton sous la selle, ou de voir des dauphins chasser près de la côte et surprendre leurs elerons, la surprise du jour s’est consisté d’un ripio vraiment pas cool et profond. Après avoir bataillé pendant 2h pour faire 15km je suis enfin arrivé à la partie sud du parc Queulat.

Un bon ripio des familles (=profond casse gueule, poussière, succession de côté et descente) avec tout de même une superbe vue

Je recroise des cyclistes avec qui j’avais sympathiser quelques jours avant( les américains dan et jenny) et je me lance bêtement dans une rando de 2-3h avec 400m de dénivelé pour voir une cascade de plus prêt. Le vélo doit rendre stupide 🙂

Le ventisquero Colgante.150m de chute depuis un glacier

Au vue de la cascade j’ai pas regretté mais l’effort n’était pas facile. Avec tout ça il est déjà 18h. J’avais repéré un camping sur la carte un peu plus loin et ceci afin de diminuer le chemin jusqu’à un difficile cool le lendemain. 2-3km de plus pour ne rien trouver qui ressemble à un camping!Heureusement je trouve un endroit pour bivouaquer pas très loin. Ça suffit pour aujourd’hui. Journée de « repos » , raté.

Le lendemain, le 22, je pars de bonne heure pour profiter d’un ripio humidifié par la rosée et avoir un peu moins de trafic. Après 2h à remonter le fjord Queulat le col attaque.Malgré ces 500m de dénivelé sur 5km il se passe plutôt bien. Il y a du plat entre les virages pour se retaper. Toutefois la chaleur aidant j’arrive bien usé en haut. Je devais avoir une salle tête car un car d’israéliens me donnent de l’eau.

Après un arrêt sur un petit sentier au milieu d’une végétation de mousse ( a découvrir dans la vidéo) je descend. Sur le ripio, à la descente, il faut être concentré pour éviter que la roue arrière te dépasse, ou pour éviter de perdre le contrôle du vélo dans une partie plus profonde… la joie du ripio.😄

Et, et, je retrouve du goudron! On l’apprécie après ce chemin. Sauf que les forces déclinent, je trouve un camping chez l’habitant. je serais tout seul pour bien me reposer au milieu des talons après 42km. J’ai connu de meilleure progression mais les jours précédents ont du m’entamer.

Une autre journée où malgré la route goudronnée je ne fais que 50km et je fais connaissance avec le vent patagon. Mais de dos. 😁

Il me conduit au lac los Torres

Vue sur le lac los Torres

Puis j’arrive dans une grande plaine, un peu cuvette où le vent va monter en puissance. Je m’arrête dans une camping avec vue sur un autre lac, le lac Aguirre Cerda où je serais aussi seul. Je devrais réorienter 3fois la tente pour la mettre dans le bon sens et éviter qu’elle se plie sous le vent.

Depuis le camping et la barraque du proprio

Suit une journée de vélo me conduisant à un embranchement de la carretera austral. Le choix est cornélien: soit 66km pour continuer sur cette fameuse route mais en ripio, soit 81km mais en goudron sachant que ce n’est pas le tracé stricto senso de la route. Que choisir?

Et bien le ripio voyons!

Et c’est parti pour 15km de tôle ondulé et de côte mais avec un vent dans le dos pour aider quand même.

Le paysage s’ouvre, les forêts ont été débités pour laisser la place aux bêtes domestiques que l’ont voient sur fond de montagnes dénudées de différentes couleurs avec ça et là la neige sur les plus hauts sommets.

C’est plus beau en vrai

15-20km plus loin sans atteindre Villa Ortega comme je l’avais initialement prévu, je m’arrête dans un camping en bord de route. Une fois la tente installée on m’invite à un asado, sorte de méchoui. Un agneau est ouvert en 2 et cuit 3h près du feu. S’en suit une bonne soirée avec les amis de la proprio. Ça s’est une bonne surprise.

Le fameux asado chilien! Avec le cuisinier, accessoirement gaucho

Le lendemain avec une légère gueule de bois la route attaque les nerfs. La journée je croise bien un père et sa fille en route vers le nord qui me donnent de bons tuyaux mais le ripio a raison de ma volonté. Je veux me reposer et changer un peu d’air, Arriver à coyhaique et faire un break. Je mettrais 6h pour faire les 44km avant d’arriver! La tôle ondulée m’aura bien usé.

Est ce que ça va finir?

Je trouve finalement une place dans un camping et trouve Stephane, un français croisé plus tôt dans le périble. Puis j’apprendrais par what’s app que le couple d’américains croisé à Puyuhapi et avant est en ville. Le contact social fait du bien. Je vais prendre 3j pour me poser.

Ça rigole pas la glace 2 boules ici!

2 commentaires sur « De Puyuhapi au Coyhaique ( du 21 au 25/01) les surprises des voyages »

  1. Hey! Oui il faut te reposer Guigui sinon tu ne profitera pas de ce superbe voyage! C’est super de pouvoir rencontrer les gens locaux! Chez moi la vidéo que tu as postée ne fonctionne pas. Bises et au plaisir de te lire!

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