Le 5 décision est prise d’aller faire un crochet de 50km aller et 50km retour pour voir la vallée exploradores au départ de Rio Puerto tranquillo à l’ouest. La météo s’annonce belle le 5 autant en profiter.
À Puerto tranquillo il y a les cavernes de marbres mais il ne faut pas longtemps pour le faire. C’est une excursion en bateau sur le lac général carrera qui dure une petite heure. Je pourrais toujours le faire en revenant.
Me voilà parti sur une piste de ripio qui s’enfonce doucement entre les montagnes. Au bout de 10km le lac tranquillo apparaît.
Le lac tranquillo
Puis au kilomètre 15km les premiers glaciers font leurs apparitions.
Cela enchaîne avec le cascade de la nutria.
La cascade de nutria
Ça n’est pas terminé car le plus beau est à venir au bout du kilomètre 35, on se retrouve entouré par des montagnes enneigés ou par des glaciers. Je suis au nord du campo hielo Norte, une énorme masse de calotte glacière, dont on ne voit qu’une partie, mais quel partie!
La piste est difficile, très cassante, la tôle ondulée est telle que ça arrive d’être arrêter même en descente. Et à la fin de journée j’ai les les premières douleurs aux épaules à causes des chocs répétés.
Je rencontre en chemin un couple de cyclistes anglais en sens inverse. On échange des tuyaux sur la suite car ils viennent du sud. Ils ont beaucoup d’expériences, ils partent chaque années quelques mois en vélo. Ils me félicitent sur les choix d’équipement de mon vélo. Ce dont les 2ème personne a le dire, moment de fierté.
Le plus beau est à venir avec un point de vue du mont Valentin culminant à 4000m. Avec la neige ça ressemble à l’Himalaya.
Ca a un tête d’Himalaya
Une courte marche (et 3000 pesos pour traverser un terrain privé) plus loin et le panorama se découvre.
Le mont san Valentin en fond
Il Sur conseil je poursuis la route sur 4-5km pour arriver au bivouac du soir.
Le lendemain je change de stratégie pour éviter le mal aux épaules et toutes les heures je fais des pauses, j’abaisse la pression du pneu avant et je relanche le guidon le plus souvent. Sur cette route retour, et au bout de 50km, j’ai pas mal. Moralité ripio pourri= + de pause-de km et je pourrais finir ce périple entier.
Après l’interlude rando je profite de la belle journée du vendredi 31 pour tracer la route. Je me prévois que 44km jusqu’à Rio blanco mais le vent de dos me poussera tout de long, je me mettrais que 2h30 pour faire ce trajet.
Un paysage de presque pampa se déploie pendant ce trajet.
Puis le plus haut col de la carretera austral arrive avec des grosses montées. Après 63 km sur la journée j’arrive vers 16h30 dans un camping conaf car on est dans le parc national de Cerro castillo. Je viens de faire une partie de la route faite en bus 🙂 .
J’arrive pas seul car un groupe de 10 cyclistes anglais arrivent. Dans la fin de journée d’autres arrivent dont des français en tandem. Je rencontre aussi un couple de parisiens qui voyagent avec leurs filles de 4 et 2 ans, le tout en vélo sur la carretera austral! J’avais entendu parler d’eux plus au nord, ils seraient presque célèbre. 😀 La soirée est super sympa si on met de côté des chiliens qui s’installent à côté de moi et qui ne sont pas là pour se reposer.
Le 1 février est une journée pause. Après le trek et ces km et en tenant compte de la météo pluvieuse du jour, j’apprécie. Il pleurera toute la journée, de voir les copains partir sous ce temps ne donne pas envie.
Le 2 je me lance pour finir ce col faire de la route et voir le mur des mains à Cerro castillo, des mains en positifs et négatifs peintent à la prehsitoire ( enfin a priori jusqu’à 3000 av JC).
Ces mains, on ne sait toujours pas pourquoiA Cerro castillo c’est aussi l’occasion de voir des gauchos dans la rue
La route se poursuit avec cette fois un vent de face à l’approche du Rio Ibanez.
Le Rio Ibanez La confluence de 2 rivières dont le Rio Ibanez
Le ripio a repris, je fatigue sous sa mauvaise qualité et finis par trouver un espace de camping sur une plage sous des arbres au bord du rio.
Je m’effondre vite non sans m’être laver, comme à mon habitude pour arriver propre dans le duvet, dans la rivière sous le vent. Ce vent qui ne va pas s’arrêter, même forcer et s’accompagner de pluie. Le sable de la rive m’oblige à ajouter des pierres pour renforcer les piquets de la tente.
Et vers 1h du mat sous une rafale plus forte que les autres ma tente s’arrache! Une pierre a coupé une attache de la tente. Obligé de sortir sous la bourrasque et la pluie pour réparer comme je peux. Le reste de la nuit sera mauvaise, inquiet que cela ne suffise pas. La tente se pliera plusieurs fois sous les assauts du vent mais je resterai au sec!
Le jour d’après il pleut toujours, je suis fatigué par cette nuit de tension mais je ne peux pas rester là alors c’est parti. Le prochaine village, Puerto tranquillo, est à presque 100km de ripio plus loin. Je continue mais seulement 30km, après une rude montée de 300m et 4h d’effort, toujours sous la pluie battante.
La route detrempé par la pluie
Je trouve un emplacement de camping sauvage en passant sous les barbelés et en laissant le vélo caché derrière des buissons. Je passe l’après midi au repos, toujours sous la pluie 😕.
Le 4 je range tout, la tente commence même à être mouillé à l’intérieur comme si l’intensité de la pluie de la nuit était passé au travers. Je pars le plus tard du périple, à 11h30, mais sous des éclaircis.
La pluie laisse enfin place à un peu du soleil pour sécher et admirer la forêt qui revient
En route je recroise le couple de français avec leurs enfants. On fait une partie du chemin jusqu’à ce qu’ils me signalent que mon vélo fait un drôle de bruit. Il s’avère que j’ai mal remplacé la chaîne à coyhaique et que je ne l’ai pas fait passer au bon endroit. Étonnement ça ne me prendra pas longtemps à faire cette opération sans attache rapide. D’habitude j’en ai bien pour une demi heure, ici 5 min! Je repars en rattrapant les français au lac général carrera, le lac géant couleur émeraude à cheval entre le chili et l’argentine.
La route mène bien à Puerto tranquillo
Finalement cette étape se conclut par l’arrivée à Puerto tranquillo en une seule morceau, sec et sous le soleil!
Je prends d’abord du repos. Je profite de 2j pour changer de logement et aller dans une sorte d’hotel ( hopedaje) ou je retrouve Dan et Jenny, les américains rencontrés précédemment. Ce repos à Coyhaique est aussi l’occasion de laver le linge( à la machine 😁), manger, faire la sieste, lire , faire les courses, préparer une rando. Je sais qu’il y a une rando de 3j à faire dans un parc plus au sud à Cerro Castillo, le sendero de Chile dans le parc national de Cerro Castillo.
Les protestations au Chile se passent même à coyhaique. Les banques se barricadent comme à cette angle de rue
Le temps d’y aller en vélo cela devrait me prendre 2j et d’ici là la météo se dégrade. Je m’organise pour prendre un bus local et revenir par le meme moyen.
La rando (du 28 au 30/01)
Un levé inhabituel à 6h pour prendre le bus à 8h qui m’amène 1h30 plus tard au début du sentier. Je rencontre Ali, une américaine avec qui je vais faire cette première étape. Le sentier suit la rivière et parcours un forêt de coyques, un arbre que l’on voit partout ici. Après 4hl’etape du jour est atteinte en arrivant au camping de Rio turbio. Au chili tous les treks officiels respectent un tracé défini et des campings identifiés. On est pas sensé sortir des traces.
Pas forcément fatigué et après avoir posé la tente on continue en direction du lac Turbio. Le lac n’est pas vraiment beau alors qu’au dessus il semble que l’on puisse voir le glacier. Alors va pour un grimpette supplémentaire.
La vallée avant le lacOn devine quelque chose au dessus non?
Ça ne donne rien même si on arrive devant le frond du glacier, il est 18h, la journée a été longue, redescente, manger, dodo.
Le lendemain réveille à 6h30 pour passer 2 cols. Les gardes du parc déconseillent de les passer avant 11h à cause du vent qui peut empêcher de passer. 1er col passé à 9h20, je ne pense pas arriver à l’autre avant 11h mais il n’y a pas de vent. Et à l’approche du 2ème col le spectacle s’ouvre.
Le lac Cerro Castillo Le Cerro Castillo dans les nuagesLe lac Cerro Castillo et une partie du glacier du même nomLa vallée derrière le Cerro castillo
Vers 13h, à l’heure où je mange, les nuages se déchirent et je peux voir cette belle montagne de 2600m, ce fameux Cerro Castillo.
Le col passe bien à 13h sans vent. Encore quelques heures et je me trouve un camping sauvage. J’ai envie de profiter de la montagne comme j’en ai l’habitude avec un bivouac. La journée aura été de 12h d’activité.
Le lendemain la carte, donné à l’entrée contre 2 conseils et 29 000 pesos, indique 2h de rando pour aller au lac Duff un peu plus haut. J’ai plutôt envie d’explorer un autre lac hors sentier. Je traverse une rivière qui me fait monter l’adrénaline en sautant de roche en roche et j’arrive dans un forêt où je vois un huelme, les petits cerfs locaux très rares.
Au dessus de la végétation le vent s’est déclaré. Il souffle fort, 60km/h avec des rafales à 80km/h qui pousse les pieds quand tu les lèves. Mais j’arrive à ce lac.
Le lac sans nomS’il n’y avait pas du granit le tour ressemblerait aux dolomites
A la redescente je retrouve non pas un mais 2huelmes. Ils me regardent et s’approchent même. Pas farouche ces bêtes.
Le Cerro Castillo de derrière
Et la je ne sais pas ce qui me prend mais je me lance un défis que je vais regretter. Aller au lac Duff et redescendre à temps pour prendre le bus de 18h. Il est 14h et je dois faire dans les 20km. Sauf que je savais pas qu’il y avait autant à faire. Il faut d’abord monter de 400m puis tout descendre dans la vallee. Bon je fais tout ça mais je dois courir dans la descente puis incapable de courir sur le plat j’adopte la marche nordique( on pousse avec les bâtons pour faire de l’usine grand pas) puis ça ne suffit pas je passe en marche dite commando, tu alternes marche et course toutes les x secondes. J’arrive à 17h45 à l’arrêt de bus. Le coca pris dans un mercado ne suffira pas à la recup. Il faudra attendre 21h pour manger une fois revenu à coyhaique. Heureusement que je m’étais reposé avant de faire ça!
En quittant Puyuhapi je pensais me faire une petite journée. Ca sera pas comme ça. Pourtant ça commençait bien.
J’ai pris le temps de me lever et de partir pour faire 7km de bonne route pour aller au therme du ventisquiero.
Une vue de la thermeAutre vue 🙂
Sauf qu’à la sortie de tout ça j’avais évidement plus de jambes, j’étais pas en forme. Et au lieu d’être tranquille et d’aller se reposer à Puyuhapi j’ai continué la route pour le sud👍
Parfois les surprises sont de voir un colibri à côté de la tente, de voir un pic vert creusant un trou dans l’arbre au dessus de moi, de croiser 2 gauchos à cheval sorties de nul part avec la peau de mouton sous la selle, ou de voir des dauphins chasser près de la côte et surprendre leurs elerons, la surprise du jour s’est consisté d’un ripio vraiment pas cool et profond. Après avoir bataillé pendant 2h pour faire 15km je suis enfin arrivé à la partie sud du parc Queulat.
Un bon ripio des familles (=profond casse gueule, poussière, succession de côté et descente) avec tout de même une superbe vue
Je recroise des cyclistes avec qui j’avais sympathiser quelques jours avant( les américains dan et jenny) et je me lance bêtement dans une rando de 2-3h avec 400m de dénivelé pour voir une cascade de plus prêt. Le vélo doit rendre stupide 🙂
Le ventisquero Colgante.150m de chute depuis un glacier
Au vue de la cascade j’ai pas regretté mais l’effort n’était pas facile. Avec tout ça il est déjà 18h. J’avais repéré un camping sur la carte un peu plus loin et ceci afin de diminuer le chemin jusqu’à un difficile cool le lendemain. 2-3km de plus pour ne rien trouver qui ressemble à un camping!Heureusement je trouve un endroit pour bivouaquer pas très loin. Ça suffit pour aujourd’hui. Journée de « repos » , raté.
Le lendemain, le 22, je pars de bonne heure pour profiter d’un ripio humidifié par la rosée et avoir un peu moins de trafic. Après 2h à remonter le fjord Queulat le col attaque.Malgré ces 500m de dénivelé sur 5km il se passe plutôt bien. Il y a du plat entre les virages pour se retaper. Toutefois la chaleur aidant j’arrive bien usé en haut. Je devais avoir une salle tête car un car d’israéliens me donnent de l’eau.
Après un arrêt sur un petit sentier au milieu d’une végétation de mousse ( a découvrir dans la vidéo) je descend. Sur le ripio, à la descente, il faut être concentré pour éviter que la roue arrière te dépasse, ou pour éviter de perdre le contrôle du vélo dans une partie plus profonde… la joie du ripio.😄
Et, et, je retrouve du goudron! On l’apprécie après ce chemin. Sauf que les forces déclinent, je trouve un camping chez l’habitant. je serais tout seul pour bien me reposer au milieu des talons après 42km. J’ai connu de meilleure progression mais les jours précédents ont du m’entamer.
Une autre journée où malgré la route goudronnée je ne fais que 50km et je fais connaissance avec le vent patagon. Mais de dos. 😁
Il me conduit au lac los Torres
Vue sur le lac los Torres
Puis j’arrive dans une grande plaine, un peu cuvette où le vent va monter en puissance. Je m’arrête dans une camping avec vue sur un autre lac, le lac Aguirre Cerda où je serais aussi seul. Je devrais réorienter 3fois la tente pour la mettre dans le bon sens et éviter qu’elle se plie sous le vent.
Depuis le camping et la barraque du proprio
Suit une journée de vélo me conduisant à un embranchement de la carretera austral. Le choix est cornélien: soit 66km pour continuer sur cette fameuse route mais en ripio, soit 81km mais en goudron sachant que ce n’est pas le tracé stricto senso de la route. Que choisir?
Et bien le ripio voyons!
Et c’est parti pour 15km de tôle ondulé et de côte mais avec un vent dans le dos pour aider quand même.
Le paysage s’ouvre, les forêts ont été débités pour laisser la place aux bêtes domestiques que l’ont voient sur fond de montagnes dénudées de différentes couleurs avec ça et là la neige sur les plus hauts sommets.
C’est plus beau en vrai
15-20km plus loin sans atteindre Villa Ortega comme je l’avais initialement prévu, je m’arrête dans un camping en bord de route. Une fois la tente installée on m’invite à un asado, sorte de méchoui. Un agneau est ouvert en 2 et cuit 3h près du feu. S’en suit une bonne soirée avec les amis de la proprio. Ça s’est une bonne surprise.
Le fameux asado chilien! Avec le cuisinier, accessoirement gaucho
Le lendemain avec une légère gueule de bois la route attaque les nerfs. La journée je croise bien un père et sa fille en route vers le nord qui me donnent de bons tuyaux mais le ripio a raison de ma volonté. Je veux me reposer et changer un peu d’air, Arriver à coyhaique et faire un break. Je mettrais 6h pour faire les 44km avant d’arriver! La tôle ondulée m’aura bien usé.
Est ce que ça va finir?
Je trouve finalement une place dans un camping et trouve Stephane, un français croisé plus tôt dans le périble. Puis j’apprendrais par what’s app que le couple d’américains croisé à Puyuhapi et avant est en ville. Le contact social fait du bien. Je vais prendre 3j pour me poser.
Je pars tôt d’Al Amarillo. Contrairement à leur habitude les chiliens se sont levés très tôt, à 6h alors que d’habitude c’est plutôt 10h. Ne connaissant pas le silence tout le camping est réveillé.
Route des 2-3derniers jours
La journée commence sous le soleil et le paysage de montagne se précise.
Mais le soleil passé 11h amène des taons arseleurs qui m’accompagneront dans la montée d’un col de 500m dénivelé. Ce col sera tellement raide que je serais obligé de pousser le vélo pour finir. La vallée d’après s’ouvre sur un gigantesque glissement de terrain qui a eu lieu l’année dernière tuant des habitants de sta Lucia représenter dans des drapeaux chiliens.
Le village était juste après le panneau à côté de la route
Sur cette tragédie je préfère continuer la route que de rester dans ce village. Mais avant de trouver un spot de bivouac j’ajoute 15-20km.
Le bivouac entre sta Lucia et la junta
La journée aura été rude, 74km de route et 560m de dénivelé. En pédalant un poids de 30-35kg sans le bonhomme ça fait beaucoup.
Sauf que le lendemain je me dis que de faire une rando dans le parc national Queulat qui suit serait bien. L’étape sera de 83km. Je tiens en pensant au therme au sud de Puyuhapi qui me reposeront après la rando et tout ces km. J’aurais fait 3 etapes en 2 en me disant qu’il faut profiter des moments de beaux temps, ça ne dure pas dans le coin.
Cette longue journée de 8h de vélo, toujours sous le soleil, me fait traverser une belle vallée ouverte sur une rivière turquoise entourée de forêts, de prairies et de montagnes blanchies. Ça donne des airs canadiens.
De la route, du soleil, des montagnes, le top!
Après une nuit dans un camping rustique de la conaf, l’agence local gérant les parcs nationaux, je me lance dans la rando de 5-6h pour atteindre le lac los pumas. Une belle montée raide avec les courbatures des jours precedents me chauffe puis le paysage s’ouvre à travers la forêt avant d’arriver au lac.
En redescendant je retombe sur un français croisée 3j avant au parc Pumalin au camping des volcans. On devrait même se revoir dans 2 j dans un autre camping, lui voyageant en stop.
Le programme de la journée n’est pas fini. 14km de ripio bien sec m’attendent pour arriver à Puyuhapi pour redonner des signes de vie. Mais demain, mardi, je me reposerais, seulement 24km de vélo et surtout les thermes pour se détendre.
Cette section s’est déroulé en 3 etapes: une traversée en bateau et des randos sur le parc de Pumalin puis une journée de vélo pour atteindre El Amarillo.
Cela commence par une traversée en bateau décomposée en 3. Un bateau nous amène jusqu’à Leptepu. Puis un bus prend en charge les piétons et les cyclistes pour rejoindre un autre ferry et arriver à Caleta Gonzalo qui marque l’entrée du parc Pumalin.
Les vélos sont chargés dans un pick up trouvé sur le ferry par la société de ferry. Après un petite angoisse pour comprendre le fonctionnement et se rassurer sur le transfert, le voyage se déroule sans problème. Il est même bien de ne pas rouler et de ne pas manger de poussière soulevé par les voitures sur le ripio sec sur la section en bus.
Départ de HornopirenLes vélos chargés sur le pick upTraversée de 4h en tout
Puis Caleta Gonzalo marque l’entrée du parc Pumalin où je vais rester 3j et 4 nuits dans 2 campings différents.
Le parc Pumalin
Je vais faire en tout 4 randos. 2 sous la pluie mais permettant de voir des cascades et surtout les arbres multicentenaires, les Alcerces.
un Alcerce
Je passerais une super soirée avec la famille chilienne de Victor ou je coûterais le vin local et du pisco. Un super moment ces rencontres!
Ensuite 2 randos pour approcher des volcans, le volcan Chaiten encore actif avec ses fumerolles et le volcan Michinmahuida et son dôme glacé.
Le volcan Chaiten encore actif avec ses fumerollesLe volcan Machinmahuida a 2404mLa vue depuis l’emplacement de camping
Ce 2ème camping est parfait par son emplacement.
Je continue le 17 janvier en direction que Chaiten en passant par la plage de sable noir de Santa Barbara.
La place noir de Santa Barbara
Et après Chaiten, avoir vue des dauphins depuis la plage de cette ville, un vent du dos me fait faire du 20km/h dans un super décors de montagne pour arriver à El Amarillo, porte sud du parc Pumalin et ouvrant la prochaine vallée du périple
Encore 100km de bitume et de ripio, cette route de gravier plus ou moins tassé, plus ou moins en tôle ondulée et j’arrive à Hornopiren en 2 jours. A chaque fois que je retrouve le bitume je jubile, la lutte s’arrête pour quelques km. Car la route est une suite de montée et de descente raide.
J’ai fait mon 1er bivouac à quelques km de Contao.
Le temps s’est dégagé et le soleil, sans couche d’ozone pour l’arrêter, tape dure. Mais quel plaisir de le retrouver après la pluie.
Le paysage s’ouvre, la vue se dégage.
Et sur la route je rencontre les 1er velocyclistes, des belges, chiliens, argentins et je crois avoir entendu des français. On est nombreux maintenant que je suis sur le tracé plus officiel de la carretera austral.
À Hornopiren le plan est de gravir un sommet, le volcan d’hornopiren à 1570m.
Ça ne se passera pas comme ça. Partant de du lac Cabrera je ne trouve pas le chemin et je ne comprend pas les indications des locaux. J’aurais découvert la jungle de la Patagonie verte sans profiter de la vue du volcan. Les indications glanées ultérieurement montre qu’un guide local est conseillé car il n’y a pas de tracé officiel. On dit que l’honneur est sauf?
Demain (le 13 ) je prend le ferry pour Caleta Gonzalo et la porte d’entrée du parc Pumalin où, si la météo le permet, je pourrais gravir un ou 2 volcans.
Et bien comme c’est surprenant il pleut en Patagonie. Pour le moment j’ai fait 3 étapes et ces 3 jours se sont passés sous la pluie sauf à de rares moments.
Ci dessous le trajet.
J’ai fait un crochet par les chutes de Petrohue et j’ai dormi 2 nuits dans un camping plus que rustique du lac todos los Santos pour faire une rando à la journée.
Puis je devais aller à Cochamo mais les thermes de Ralun m’ont tenté ainsi que ces 40km. Attention par thermes ce sont des trous de le sable de la rivière.
Mais l’eau est chaude!
En direction de Cochamo, 1er rencontre avec le ripio, la piste en tôle ondulé ou la vigilance est toute instant pour ne pas se prendre un soleil dans un nid de poule.
Et enfin un panneau attendu: carretera austral, le voie à suivre qui me conduira 1200km plus loin en Argentine. Ensuite encore quelques centaines de km et Punta Arenas. On se motive comme on peut sous la pluie.
Maintenant je suis à Puelo à me demander si je continue demain ou si je fais une pause. Demain( vendredi) est prévu encore plus pluvieux qu’aujourd’hui.