Le retour mouvementé de Patagonie – du 25/03 au 27/03 – partie 2

Je meuble l’attente comme je peux. Une seule grosse journée a patienter. Je lis, remet du stoch sur le vélo et patiente.

Le 26 je vais, avec la navette gratuite, à l’aéroport. Je suis en avance, tout va bien. Peu de queue j’arrive vite au comptoir. Et là on me dit que mon vélo n’est pas bien emballé et comme je l’ai fait c’est trop dangereux (ils ont pas pinailler à Punta arenas). Ils ne veulent pas me laisser continuer. Je dois trouver un ou plusieurs cartons pour tout emballer. Je vais au 1-2 magasins et resto ouverts, ils n’ont rien. Et tout le reste est fermé. Pas d’autres solution changer le vol. Heureusement Latam me trouve un vol le soir même pour Lyon en passant par madrid. Ça me laisse le temps de trouver une solution d’emballage. Mais quel stress!

Je compte sur la navette gratuite de l’hôtel pour me rapprocher de la ville mais ça ne fonctionne que sur resa. Plus qu’à utiliser les taxis. Je négocie et trouve un taxi qui me prend que 30 000 pesos pour aller et retour. On va en banlieue avec le vélo et ils me dit que tout est fermé. Ça peut être tendu de trouver carton et stoch. A 5km il demande à un vendeur de rue où on peut trouver des vendeurs de carton. Je m’en remet complètement à lui. Le vendeur nous indique un entreprise qui fait des cartons à 2 pas. En arrivant c’est fermé mais il y a des monde dans l’enceinte. Le taxi demande et les gens nous filent 6 cartons plats! Incroyable. 1 km plus loin on trouve une ferrateria pour le stoch et je suis de retour à l’aéroport! En 20min c’était plié. Ouf!

Je fais un emballage aussi bien que possible et il y a plus qu’à attendre.

Le vélo est dedans la carapace de carton

Je peux même avoir les cartes d’embarquement et les enregistrements de billets en avance. Et surprise je ne paie pas pour l’extra volume et bagage. Bien sur l’avion décolle avec une heure de retard mais arrive à l’heure à Madrid. Je suis en Europe!

Comme partout j’imagine l’aéroport est vide, tout est à l’arrêt. Je patiente encore quelque heure et je peux enfin monter dans le vol madrid Lyon.

L’aéroport de Madrid vide

Pas de soucis pour rejoindre Lyon. Mes bagages arrivent aussi, après un moment de flottement ou mon carton du vélo n’arrive. Mais les coquins l’ont mis par terre devant le tapis roulant.

Ça y est le voyage est bien fini. Sacré aventure de bout en bout.

Je suis en tenu

Le retour mouvementé de Patagonie (20/03 au 27/03) – partie 1

Après cette dernière randonnée je m’interroge sur l’opportunité d’une fenêtre météo pas trop venteuse pour faire Puerto Natales Punta Arenas en vélo.

Mais les conditions ont changées. Le parc des Torres ferme, l’argentine a fermée ces frontières, le chili instaure des conditions d’entrées particulieres, des militaires patrouillent, les magasins et les resto doivent fermés à 20h, le camping où je suis ferme le 21. Je me suis fait contrôler la température en entrant au chili après la croisière, puis en descendant du bus après le parc plus les questions sur d’éventuelles symptômes. Tout ceci devient inquiétant. Je préfère quitter Puerto natales au plus vite et rejoindre Punta arenas. Il y a plus de chance d’avoir des vols et j’ai un billet pour décoller le 26.

J’espère contacter le bureau des ventes à l’aéroport de Punta arenas de la compagnie aérienne iberia/latam pour avancer mon billet. Sauf qu’en arrivant il n’y a rien! Et le bureau est dans la ville elle même.

Il est tard et j’ai mon vélo. Donc je campe pas loin de l’aéroport au bord du détroit de magellan. Le 22 je vais à l’agence de la compagnie aérienne latam dans un centre commercial en vélo, à 20km de là sous la pluie battante. J’arrive trempé pour réaliser que le centre commercial est fermé. Il n’y avait pas de wifi à l’aéroport pour vérifier ce point et l’accueil/point info de l’aéroport ne m’a rien dit .

Je reviens à l’aéroport après avoir égoutter et, grâce à la faible 4G local, je prend un billet avec la compagnie chilienne latam pour un vol le 25(Punta arenas-Santiago-Sao Paolo- Paris). Entre-temps le billet iberia latam indique que le vol madrid Lyon est supprimé. Pas moyen de contacter iberia pour trouver une solution.

Puis c’est le billet pour le vol Punta arenas Santiago le 25 qui est annulé. Toujours pas moyen de trouver un interlocuteur pour trouver une solution. En même temps l’ambassade m’informe qu’un passeport sanitaire est requis venant de Patagonie et qu’un couvre feu est instauré au chili et que les vols internationaux vont être annulé le 2 avril. Il faut partir!

En concertation avec ma famille, je prend un billet simple Punta arenas Santiago pour le 24. Il faut que je rejoigne un centre plus important pour avoir plus d’options. Air France a mis des vols à dispo mais ils sont hors de prix.

Le 24 après 4j à camper à côté de l’aéroport mais en profitant d’une belle vue sur le détroit de magellan( quand il ne pleut pas). Je pars pour l’aéroport. Je précise que ce vol a déjà été décalé 4fois.

Levée de soleil au dessus de la terre de feu au loin
La tente posée au bord de mer. J’ai vu des dauphins et une baleine.

En partant et bien je réalise que j’ai crevé! J’ai jamais crevé en 3mois et ça arrive le jour du départ. Je n’ai que 4km à faire je regonfle le pneu et arrive à plat à l’aéroport mais j’ai pas perdu de temps. Et la il y a 3 vols latam cassi en même temps donc du monde de partout. J’emballe mon vélo comme je peux avec du film alimentaire qui bien sur s’emmêle très vite. Je finis tout au stoch. Je me suis mis dehors pour éviter le cohut et il n’y a pas de chariot. Bon j’arrive à me mettre dans la file d’attente. Un moment de panique l’assagis quand je réalise que j’ai pas de carte d’embarquement. Au vu du monde ils ont peut être fait du surbooking! Et bien sur à la machine ça ne marche pas. Je réussi à me glisser pour être dans les 1er et avoir une place.

Moment de flottement quant au guichet ça ne va pas aussi vite que les autres personnes puis j’ai un avion! Mon vélo part et en faite je suis sur un autre vol. Un peu avant celui acheté.

Une autre queue plus tard pour passer la sécurité qui au passage me fait jeter l’antivol à 70 balles. Je l’avais pris avec moi pour diminuer le poids des bagages. J’ai droit qu’à 32kg en vol international et à l’aller j’étais à 35kg. Aller peu importe il faut avancer.

Je monte dans le dernier dans l’avion et je réalise qu’il va bien à santiago(ouf!) mais en passant par Puerto Montt. Pas besoin de sortir de l’avion mais l’attente pour débarquer les passagers de Puerto Montt et les tests température fait sur le vol aura duré 5h, au lieu de 3h. Je ne suis pas à ça près hein?! Ah et puis j’ai pas eu le temps de manger depuis ce matin et la compagnie ne propose rien, un détail 🙂

En vol la vue est dégagée, comme un au revoir.

Quand j’arrive à Santiago une petite heure de queue au guichet et ils me trouvent unvol Santiago madrid lyon en remplacement du Punta arenas – Santiago – Paris. Au top!

J’avais réserver un hôtel proche de l’aéroport avec une navette gratuite. Je ne trouve pas cette navette et les taximen (ne jamais les écouter)me disent qu’avec la situation actuelle il n’y a pas de navette. Bon je paie 12€ après négo et j’arrive à l’hôtel à 20h. Et la pas de resa! J’avais pas fini les etapes via internet. Heureusement ils ont de la place.

Nous sommes le 24 n’y a plus qu’à attendre le 26 pour rentrer.

Sauf que ce sera pas si facile.

Torres del Paine – du 14 au 19/03. Jusqu’au bout la peine

La seul chose vraiment planifié pendant ce voyage est le trek dans le parc national Torres del Paine. Devant la fréquentation du parc il faut réserver ces places de campings longtemps en avance et en décembre j’avais planifié le tour appelé circuit O en 5/6j. Je n’avais pas vraiment été dans les détails des etapes, du nombre de Km ou de dénivelé, je m’étais basé sur un blog et ça m’avait semblé réaliste. Ça l’a été mais il n’a pas fallu chômé (après coup j’ai vu que le circuit faisait 120km).

J’ai rejoint le parc en bus le 14 après midi, il se trouve à 100-150km de puerto natales. Après s’être acquitté d’un permis pour randonner plus de 3j à 35 000 pesos et un navette de bus payante (non obligatoire, 3000 pesos pour 7km de pampa sans intérêt) pour arriver au départ du trek, j’ai pu commencer mes 10-13 premiers km. Peu de dénivelé mais, comme sur le ripio, ça monte et ça descend souvent. J’arrive en 2h au camping oú des douches chaudes sont au rendez vous et les possibilités de camper sont vastes, on peut se mettre où on veut.

Depuis le spot de camping

Le lendemain je dois aller au camping los perros, presque 30km plus loin. Je ne dois pas traîner car les portions de parcours ferment à certaines heures pour éviter de randonner la nuit ou de devoir poser le bivouac en dehors des zones prévues. Le paysage est d’abord constitué de pampa vallonnée. On marche sur les contreforts du massif des Torres sans les apercevoir puis on se rapproche du campo hielo sur, la calotte glacière du sud du chili qui jouxte le parc. Le vent n’a pas cessé de souffler depuis que je suis parti et à travers la pluie, j’aperçois une coulée glacière du glacier dickson.

Le glacier dickson au loin
Fleur de notro

Puis juste avant d’arriver au camping los perros un beau glacier fait son apparition.

Le glacier los perros

Je réalise que j’ai fait 1 étape en 2 mais aussi que je n’ai pas assez de nourriture. Je vais devoir acheter un paquet de pâte et taper dans les réserves maigrement faite pendant la croisière.

Le lendemain la section la plus haute avec le col de John Gardner, à 1240m, impose de partir avant 8h. Il a plu pendant la nuit et en partant ça se calme tout juste au profit du vent. Il souffle tellement fort au col que je dois m’arrêter et me courber pour laisser passer les bourrasques et éviter de tomber. Le froid est accentué mais pas question de s’arrêter pour s’habiller, ce serait impossible, tout s’envolerait. Je descend au plus vite et à la lisière des arbres je peux contempler le glacier Grey.

La masse impressionnant du glacier Grey
Est ce utile de dire que ça caille?
Le glacier Grey avec un petit arc en ciel

Sans plus attendre je dois continuer en le longeant pour atteindre le camping du même nom. Cela rejoint le circuit W et le camping grossi significativement pour ressembler à un camping de festival. Heureusement je ne suis plus dans la pleine saison. L’automne approche avec certains arbres commençant à perdre leur feuille.

Le 17 je ressens le manque de nourriture pour finir l’étape au camping Italiano. Je comptais monter au point de vue britanico dans la vallée Frances mais j’ai pas l’énergie. J’arrive en plus après la fermeture de cette section du parcours. Et chose bizarre il est indiqué que le camping est fermé. Mais il y a du monde. Alors je m’installe sans plus me poser de questions. Je n’ai pas croisé beaucoup de monde aujourd’hui. Pourtant, après le vent d’hier, c’est une agréable et belle journée.

Le groupe Cernos del paine en direction du camping italiano

Le 18 je pars après une nuit agitée. Le vent n’a pas arrêté de souffler et même sous les arbres ça brassait. En plus la face ouest d’une montagne se faisait balayer constamment par des avalanches et des chutes de séracs.

La face constamment balayé par les seracs

Le point de vue britanico dans la vallée frances termine cette excursion par un superbe panorama à presque 360 degré sur de belles parois de granit bruns et de rochers délités noirs.

La vallée frances depuis le pont de vue britanico

Puis la pluie est de la partie finissant le travail de sape. Je dois chercher loin les ressources pour continuer à marcher. En arrivant au camping j’apprend, en discutant avec d’autres randonneurs, que le chili a fermé ces frontières et que le parc ferme. Je ne vais pas pouvoir finir le tour par le plus beau: les tours du Paine, 3 tours de granit massives.

Le vent soulève le lac avant que la pluie me trempe pour 4h de rando

Au camping les discussions vont bon train sur y aller ou pas en partant très tôt. C’est ce qui ce produit car, tout le monde s’est donné le mot pour un départ aux aurores sous la Voie lactée. Ca fallait le coup.

Les fameux Cerro del Paine

En redescendant les gardes du parc indiqueront aux marcheurs de faire demi tour.
La boucle est boucle je suis content d’avoir pu tout voir.

Le massif que je quitte un peu dans la précipitation de la fermeture du parc

Maintenant il faut affronter le climat bizarre créé par le virus. La Patagonie est désormais aussi touché et l’ambassade conseille de rentrer plutôt. Et c’est tout une aventure.

Interlude – voyage à Ushuaia du 6 au 12/03

Je suis à Puerto Natales et je me repose une journée en songeant à la suite. Je suis fatigué d’avoir fait ces km et la météo n’offre pas d’opportunité (beaucoup de vent de côte annoncé) pour rejoindre Punta Arenas en sécurité.

En plus j’ai une semaine avant de faire le trek appelé le circuit O au parc Torres del Paine. Je décide donc de partir en bus à Punta arenas puis continuer vers Ushuaia.
Je n’ai pas prévu d’aller dans la ville, la plus austral du monde, mais comme j’ai le temps pourquoi pas.

Je laisse le vélo à Puerto Natales. Le 6 j’arrive à Punta arenas, cette fois c’est vraiment une grande ville de 130 000habitants avec sa banlieue étendue. Mais elle possède un front de mer avec le détroit de Magellan. Toutefois rien de magique, juste de l’eau avec au loin la terre de feu.

Punta arenas et le détroit de magellan

Je me dis que de rejoindre Ushuaia par bateau serait original. Il existe, en plus, une croisière qui va jusqu’au cap Horn!
Le départ est le lendemain et j’obtiens une remise pour un achat de dernière moment. Je vais rejoindre Ushuaia en 5j en faisant au passage des excursions en zodiac pour voir des pingouins, voir la cordillère de Darwin, faire un tour autour du cap horn et arriver dans la ville la plus austral du monde! Le tout dans une cabine pour moi tout seul!!
Plus à se soucier d’où dormir, de se protéger du vent et de penser à quoi manger. Après 2 mois de cette état d’esprit cette interlude de repos est bien venu pour finir le voyage dans de bonne condition.

Le périple de Punta Arenas à Ushuaia. La cordillère de Darwin se trouve entre les glaciers Marinelli (pas vue à cause du départ retardé) et Pia

L’embarquement est le 7 au soir. Je profite de ce temps pour faire un tour dans la réserve Magallanes à 5km de Punta Arenas. Je revois la même végétation que ces dernières semaines mais ça attenu la précipitation citadine que j’ai retrouvé trop vite. Puis je visite un musée sur la faune , la flore et l’histoire local avant d’embarquer.
Le soir je fais la connaissance de ma tablée qui restera la même pour tous les repas avec qui on s’entendera tous bien.

La cabine pour moi!
La tablée

Le bateau accueil environ 200p et nous ne partons que le 8 au matin contrairement à ce qui était prévu. L’armada du chili a fermé le port cette nuit à cause de fort vent de sud ouest à +de 90km/h dans le détroit. En vélo je l’aurais eu en pleine facette ça aurait été impossible et dangereux.

Et c’est un voyage incroyable. J’aurais vu des dizaines de glacier tous plus beaux elles uns que les autres ainsi que des baleines apparaissant au détour d’un fjord, des dauphins sautant devant les zodiacs d’expéditions, des manchots de Magellans, des phoques sautant depuis la fenêtre de ma cabine. J’aurais eprouvé des vents encore jamais éprouvé, des vagues hautes comme des maisons. Et j’aurais aussi marcher sur le cap Horn, la météo le permttant. 4j fait d’excursions et de conférences sur les indiens vivants il y a moins de 100ans dans la zone, sur les glaciers, sur le détroit de Magellan. Un beau moyen pour atteindre Ushuaia.

Les manchots de magellan
Vue devant le glacier Gunther. Le glacier n’a pas été parcouru par le bateau depuis 3ans
Le glacier Gunther
Le glacier Hollandia dans l’avenue des glaciers
Le glacier francia dans l’avenue des glaciers
Le glacier Romanche dans l’avenue des glaciers
Le glacier Italia
Le cap horn abordé
Le cap Horn
Le phare du cap occupé à l’année par une famille chilienne
La mer super calme depuis le cap horn

Je ne reste qu’une nuit non sans avoir mangé le crabe royal dans un petit port de pêche en ayant retrouvé Nico, l’allemand rencontré 2mois plus tôt au parc Pumalin et recroisé à la frontière argentine après villa O’higgins. Puis je retourne à Puerto Natales en 15h de bus.

Le vent proche d’Ushuaia ne fait pas rire
On va le manger super frais, le pêcheur est aller le chercher dans la mer directement

El calafate à Puerto natales du 2/03 au 04/04

Au terme de cette étape j’ai dépassé les 2000km

Départ pour de la pampa. Ce grand vide sec sans insectes, très peu d’oiseaux, presque sans vie mis à part les guanacos et les nandous.

Un désert?

Pourtant il doit y en avoir de la vie car de temps à temps une estancia apparaît au milieu nul part, isolé. J’imagine qu’à un moment de la saison tout ceci doit être vert pour que les bêtes des estancias se nourrissent d’autres choses de mais ou de soja ogm. L’argentine est un très gros producteur et on en trouve dans beaucoup de produit manufacturés biscuits et autres céréales. La vie des hommes ici avec les chevaux, vaches et moutons doit être bien particulières. A priori les propriétaires n’habitent pas ici et ce n’est que des exploitants qui travaillent dans ces estancias aidé de peones, les petites mains à tous faire mais fière de leur indépendance et de leur liberté dans ces espaces.
Les exploitations font parfois plusieurs milliers d’hectares et peuvent compter des milliers de bêtes, moutons et vaches. Les clôtures à 7 fils galvanisé peuvent coûter plus cher que le terrain pour protéger le bétail. Je vois ces clôtures depuis le début et pour un cycliste en quête d’un bivouac elles sont impénétrables.
Bientôt la route entame une longue côte de 20km. Interminable sous le soleil même si elle est régulière.

La vue sur le chemin parcouru est époustouflant depuis la haut.

Depuis le col je peux voir tout le chemin parcouru avec en fond le fitz roy

Toujours pas de vent quoi qu’en haut un léger vent parfois de côté, parfois de l’arrière pousse et fait gagner des km jusqu’à arriver à une station AGVP, la dde local. Il offre un abri protéger du vent, de l’eau et même du wifi. Tout ceci gratuit que demander de plus?!

Cette station est bénéfique car le lendemain m’attend 60-70km de ripio. Départ 7h pour partir avant un vent annoncé sur le côté.

Le ripio se révèle le plus immonde du parcours. Aussi dur que celui de la vallée exploradores en plus long avec pleins de pierres apparentes qui t’empêche d’avancer même en descente.

Et pourtant dans une zone moins aride je vois des flamants roses.

Au terme de celui ci et de 5h de vélo je rejoins la route et me trouve un abri.

Départ à l’aube maintenant

Le 4 je pars tout aussi tôt pour la frontière. D’abord 40km de goudron avec de la pluie pour m’accompagner suivi de 6km de descente en ripio. Le passage frontière Don Guillermo (je devais être destiné à le passer avec ce nom) franchie sans trop de formalités je le trouve un coin abrité de la pluie à Cerro Castillo, de nouveau au Chili sous la pluie. C’est récurrent.

Mais s’en suit un beau soleil pour finir à Puerto Natales au terme de 115km parcouru dans cette journée.

Des cailloux? Non des moutons mérinos

Toujours surpris d’arriver dans une ville (pleins de resto, de magasins, de voitures, une ville en soi) surtout quand celle ci est aussi tournée vers le tourisme, principalement celui du parc de Torres del Paine, et que je viens de la pampa profonde. Pour pouvoir y faire un trek de plusieurs jours il faut réserver les campings quelques mois en avance.Et je les ai réservé à partir du 14 mars. Donc j’ai du temps. Que faire ? Ushuaia n’est plus très loin maintenant…

De El Chalten à El calafate et le Perito Moreno (du 28/02 au 01/03)

Il me reste un mois maintenant et je suis presque en avance. Pourtant je pars tôt ce 28 car maintenant il faut composer avec les éléments, enfin surtout le vent. Il souffle principalement de l’Ouest et parfois tellement que l’on peut plus avancer celon l’orientation de la route.

On a remarqué qu’il était moins fort voir absent le matin jusqu’à 11h. Pas toujours mais c’est ce qui me pousse à partir au levée du soleil le 28.

Je quitte El chalten au petit matin

Le paysage est maintenant de la pampa ça nettoie le cerveau et le vide à l’image de ces grands espaces.

L’infini de la pampa

Ce jour là il n’est prévu que des rafales à 40km/h vers 11h. Mais je n’aurais rien au terme du plan initiale et j’arriverais au bout de mon étape de 124km sans vent. Ce qui me poussera à continuer. Erreur?

J’ai encore presque 90km à faire pour rejoindre El Calafate et, au milieu de la pampa, il n’y a peu d’abri. Tous les km prient ne seront pas à faire le lendemain. Donc je continue. Et biensur le vent démarre et de face. Vers 17h j’arriverais au terme de 160km de bataille complètement cuit. Je m’endormirais sans problème.

Le 27 il ne me reste que 51km pour rejoindre El Calafate. Je pars à 8h pensant arriver assez vite à la ville. C’est sans compter la fatigue de la veille et le vent qui démarre dès 10h et ne s’arrêtera pas avant que j’arrive vers 12h30. Il aura même forcis et atteint dans les 45km/h, de face. Sur certains plat je serais sur le petit plat et petite vitesse.

Je suis surpris de trouver une ville et pleins de restos à touristes, des boutiques bien ache lande et même un super marché que je n’avais pas vu depuis coyhaique. Après le bivouac dans la pampa la veille c’est étrange.

Le lendemain je planifie le trajet, en bus, pour l’attraction local, le Perito Moreno. Cette étendu glacière provient de la 3 eme plus grosse glacière du monde après l’Antarctique et le Groenland, le campo hielo sud. C’est un glacier qui ne perd pas de volume à cause du réchauffement climatique. Il démarre de 2000m et finie à 150m d’altitude. On peut l’entendre craqué, on voit des morceaux tomber en cassis permanence et on s’avance sur des passerelles très près. C’est vraiment impressionnant cette masse colossal.

Il faut 5km de large et 50-70m de haut

Rando à El chalten du 23 au 27/02

En arrivant dans cette capitale de la grimpe mon souhait est de grimper une tour du coin en embauchant un guide local. Je me dis que la vie étant moins cher ici je devrais trouver un guide pour 2-3j et faire 200-300m de grimpe sur le beau granit local. Sauf qu’après recherche ce genre de voyage est considéré comme une expédition et il faut plutôt compter 3000$! A 350$ on peut grimper les falaises derrières El chalten mais quand on est grimpeur ces grosses parois sont plus intéressante. Il faudra revenir pour faire quelque chose avec des copains.

En attendant ce sera trekking. Je pars sur 3j pour faire le lac Toro, passer un col hors sentier pour rejoindre le lac Torre et finir par le sentier los tres au pied de la face nord du Fitz Roy. Le temps n’est pas au plus beau mais permet de faire ces belles montagnes et de rêver à les grimper une jour.

Le Cerro Torre (3102m) apparaît entre les nuages
Le Cerro Torre au dessus de son glacier larguant des glaçons dans le lac
Le Fitzroy se profile
Entre les nuages, au terme de la 3ème journée, la vue la plus impressionnante de ces jours
Sur la descente

Je reste jusqu’au 27/02 histoire de me reposer avant d’attaquer la suite pour El calafate. Beaucoup de cyclistes allant au sud et étant déjà à El calafate font état de vent tellement important que tu n’avances pas et que les voitures te frôlent. Avec les rafales c’est un coup à se retrouver sur le capot d’une voiture. Donc départ 6h, le vent est le moins fort le matin et le pire à partir de 11h. La journée sera alors peut être fini.

La suite au prochain épisode, 220km plus loin, à El calafate.

De villa O’Higgins à El chalten – passage de frontière – du 16 au 22/02


Je vais rester 4j à villa O’Higgins le temps d’avoir une place sur un bateau et aller en direction de l’argentine et El chalten. La tempête est passée et l’armada du chilie a autorisé le passage du lac. Les bateaux sont réparés, il faut juste écoulé le flot de touristique attendant le passage, certain depuis une semaine.

Villa O’Higgins est une petite ville, on recroise les gens rencontrés les jours précédents.

Villa O’higgins

Je mange avec les mutants suisses,avec la famille française qui a finit par venir ici. 2 jours de repos à lire, laver le linge(à la machine c’est plus facile qu’à la main), voir les copains et puis, une nuit le vent souffle plus que d’habitude. Tellement que vers minuit il arrache 4 piquets de tente. Encore une fois il faut que je me lève dans la nuit. Cette fois il n’y a pas de casse mais trop de piquets ont été arrachés. Je plis la tente et me réfugie dans la maison du camping. Bien sûr il pleut.

Mon départ étant le 19 je profite de ce temps pour faire une petite rando pour aller dormir dans un abri en montagne. Pause en montagne, au calme.

En montant au refuge le lac O’Higgins apparait

Le 19 à 15h le bateau traverse le lac. La 1er heure est tranquille puis arrivé à la confluence d’autres lacs des creux d’1,5 m se forment. Mon vélo est devant sous les vagues. J’ai peur qu’une vague arrache la sacoche avec les serres flex. Mais tout se passera bien, il sera presque laver.

Une fois la traversée il est trop tard pour envisager de continuer. Avec la famille française on investit un abri. Et une fois que l’on a mangé la douane nous déloge. Ça serait privé. Mais c’était ouvert sans panneau indiquant que c’est privé. A 21h avec les enfants, on montent la tente dans un camping officiel un peu plus haut.

La vue depuis le camping après s’être fait délogé

Le 20 la dure traversée de la frontière est prevue. Un passage à la douane chilienne et c’est parti pour les 16km de montée. Au bout de 5km de montée le Fitz Roy apparaît au loin. Le sommet emblématique du coin.

La vue du fitz Roy

La famille passe en camion, ils ont eu les tampons la vielle. Je les rejoins sur le sentier de 6km qui est un sentier de rando que l’on empreinte en vélo. Il y a des rivières plus ou moins grosses a traversée, pleins de racines tortueuses, quelques rochers, des grosses et courtes pentes. Il faut pousser pendant la plus part du temps. On mettra tous ensemble 4h pour faire ces 6km bien usée. Heureusement que la météo était au beau. Ça a aidé d’avoir un temps sec.

Petit tampon au douane Argentine et on peut s’installer au bord du lac Disierto qui borde la douane avec toujours une superbe vue sur le Fitz Roy.

Le fitz Roy depuis le camping argentin

Le lendemain je décide de me faire le trek du Rio Diablo. Pas de carte existante seulement des indications des gardes frontières; « -prend le sentier derrière la cabane, une fois à l’estancia traverse le sentier et suit main gauche le Rio Diablo pour arriver à l’abri, normalement 3h30, 4h pour y arriver ». Et bien je mettrais 5h à suivre des pistes de sangliers la plus part du temps.

Le campo hielo sul au loin

La vue serait super belle sur le campo hielo sul, l’énorme masse glacière bordant le Pacifique.

Vue sur le lac O’Higgins

La descente je suivrais le sentier que je ne perdrais pas et je ne mettrais que 3h30. Après 9h sur le terrain je reviens bien encore bien usé.

La journée du 22 est toujours aussi belle, sans vent avec un ciel pure comme la veille. On en oublie que c’est pas toujours comme ça. Le bateau pour la traversée du lago Disierto arrivé à 11h. Il faut bien ça pour remettre en état le vélo de la boue du vélo/trek.
La traversée est magnifique. D’avancer sans effort est confortable.

Surtout qu’après 37km de ripio qui va de mal en pire. Je suis à presque à cours de nourriture. Même si la vue est belle et que le vent est dans le dos sur la fin j’arrive cuit à El chalten. Mon 1er stop est dans un super marche pour manger 😊. Je trouve ensuite un lit dans un dortoir et après un glace et un repas je m’endors bien sagement.

La vue depuis El Chalten

De cochrane à villa O’higgins – la dernière ligne « droite » de la carretera austral – du 11/02 au 15/02)

Après ce formidable bivouac où même les moustiques m’ont aidés en faisant fuir les chiliens prêt pour la fête au bord du lac, je me lance pour 50-55km de ripio. Je n’aurais jamais mangé autant de poussière que sur cette portion. Il n’a pas plu depuis longtemps ici. Pourtant 40km plus tard une grande descente marque l’arrivé de la pluie.

En chemin je fais la rencontre d’un cycliste allemand qui me parle d’une maison vendant de la confiture local. De quoi d’alourdir le vélo (en même temps je n’ai pris que 200g de confiture) mais aussi de changer du quotidien.

Vers 55km l’allemand continue alors que je me trouve un coup de bivouac. La pluie est maintenant bien présente bouchant le paysage. Mais il n’y a pas de vent. Bivouac sauvage humide.

Le 12 l’interrogation du jour est d’aller ou non à Tortel. C’est un village de bûcherons bâtis en 1955, relié à la route en 2003, sur les rives du rio Baker et d’un fjord. Il a la particularité d’être sans rue. Il n’y a que des passerelles reliant les différentes maisons construitent dans la pente. Ça induit 40km de détour et, d’après d’autres cyclistes, pas des plus beaux.
La pluie s’arrête et le paysage de tourbières s’étend avec toujours des glaciers sur les montagnes.
La séparation pour aller à Tortel se profile et sans trop réfléchir je m’y lance. Va pour le détour. Je me trouve un spot de bivouac au dessus du Rio Baker à quelques km de Tortel après une autre journée classique de 55km et 6-7h de vélo.

Le paysage entre 2 radées
Le paysage de tourbières traversées
Le bivouac avant Tortel

Le 13, j’avale vite les km pour aller à ce fameux village non sans revoir des cyclistes croisés précédemment. On s’échange les infos sur les uns et les autres, vues avant ou après, ça fait un peu radio carretera austral maintenant. Ça remplace internet.

Je reste 2-3h à Tortel qui ne m’emballe pas vraiment et je continue vers Puerto Yungay.

Tortel et ses passerelles (et ses chiens errants)
Vue général de Tortel

À Puerto Yungay, il y a un ferry gratuit à prendre pour faire la dernière section de la carretera austral et finir à villa O’Higgins.

Le paysage au col

Un gros col bien raide me casse les jambes. Surtout que je me dis que d’attraper le dernier ferry de 18h serait bien. Une longue descente tout aussi raide termine cette étape.
Tout est en ripio bien sûr. Je prend un peu trop de vitesse à mon goût. Me trouvant sur la trace de gauche, je me dirige vers la bande central quand ma roue avant dérape. Je rattrape le coup, me dirige vers le fossé, rattrape encore le coup mais la vitesse aidant je perd l’adhérence sur la bande central.
Je tombe sur la droite et percute le sol. Je sens le gravier sur la joue et sur le casque. Tout s’arrête sauf la roue arrière qui continue de tourner. Je sens ma jambe droite engourdie et un rapide vérification fait état que d’une blessure superficielle au genoux droit. Par contre le vélo a ramassé. Le guidon côté droit est plus haut de quelques cm que le côté gauche, la pedale droite est un peu enfoncé, et la sacoche arrière droite a les fixations arrachées. J’ai eu de la chance!
Je me panse, met 2 serres flex pour la sacoche et je continue.
Une fois à Puerto Yungay, je vois le ferry au loin. J’aurais raté le ferry de 10min.

Avant la chute

2 cyclistes suisses mutants font leur apparition. Ils font 120km jour. Ils sont partis depuis 10j. On investit un abri couvert pour passer la nuit. On sera pas seul car les chiliens, en voiture, n’ont pas du voir les 3 panneaux indiquant les horaires des bateaux. 1, 2 puis 4-5 voitures pleines arrivent jusqu’à 21h avec la question: « -quand est le prochain ferry? -Demain. -Ah bon? »


On va imposer le rythme cycliste, coucher et lever tôt, dans cet abri. On réveillera tous le monde tôt (7h30 semble tôt ici) pensant prendre un ferry de ravitaillement plus tôt qu’annoncer. Ferry qui ne viendra pas.

Le ferry depuis Puerto Yungay – simple hameau

Après la traversée je recroise la famille française avec leurs jeunes enfants. Les infos quelque peu alarmantes des bateaux à villa O’higgins pour rejoindre l’Argentine se font jour.
Il y a d’abord un lac chilien à traverser qui peut être sujet à interruption si mauvaise météo. Il y a 3 compagnies qui peuvent faire la traversée.
Puis il y a 16km de vélo à faire en côte suivit de 6km de rando velo. On arrive côté argentin. Un autre bateau travers le lac disierto pour faire 37km de mauvais ripio avant El Chalten, village capital de la grimpe en Patagonie.

Les infos indiquent que la police maritime bloque l’accès à cause la mauvaise météo et les 3 bateaux ont un problème mécanique. Il n’y a pas beaucoup d’autres options qui n’induisent pas un gros détour.
Je continue. Les derniers 100km avant de finir cette carretera austral.
Après 3 cols et 54km qui me laissent exsangue, j’arrive sans jus dans un abri. 2 chiliens occupent déjà la lieu. Plus tard 3autres personnes arrivent. On sera bien serré cette nuit mais à l’abri, le vent faisant tremblé les murs avec la pluie. En tente ça aurait été quelque chose.

Le vent n’est pas une légende dans cette portion aux 3cols

Le 15 est plus cool avec seulement 50km de « plat ». A chaque petites côte je crois que c’est la dernière mais une autre arrive entrecoupé de plat et de pluie. Comme un clin d’œil au départ il y a 1500km et un mois et demi de ça.

J’ai fini la carretera austral me voilà à villa O’Higgins, un gros jalon dans ce voyage!

J’aurais fait un peu plus avec les détours
En gros le tracé réalisé

De Rio Puerto tranquillo à cochrane (du 7 au 10/02)

L’étape difficile à cause du plus mauvais ripio si longtemps

Le 7 je rejoins Puerto tranquillo et avant de continuer vers le sud je fais le touristique en allant au cave de marbre en bateau. Je trouve de suite un bateau pour un départ dans l’heure. Sortie annoncée d’une heure. Pour 10k les touristes sont repartis dans des bateaux à moteurs et un guide donne des explications sur le lieu.
Ce jour là il y a contrôle des bateaux par la police maritime et mon bateau n’est pas en règle. C’est vite réglé avec un À/R à la base cherchée ce qu’ils manquent.
Les carrières de marbres sont des falaises de marbres érodées par les eaux du lac carrera.

Le mec en noir est de la police maritime
on avance sans que je pedale, ca me change du velo
La cathédrale de marbre
Le dégradé de couleur est du à l’oxydation du marbre par l’eau du lac

Après cette sortie et après avoir fait les courses( maintenant dans les supermercado on trouve des fers à cheval pour les gauchos et des clous pour les clôtures) je poursuis la route vers le sud. 30km de ripio en tôle ondulé plus tard j’arrive dans un camping qui me permettra de faire une rando pour voir un beau point de vue avec un glacier s’écoulant dans un lac.
Il faut d’abord faire 15km de vélo sur un chemin avec même des parties en sable à traverse puis 9km de marche sur du plat sans cassi sans arbres. En se rapprochant du lac le campo hielo apparaît.
Puis enfin le lac.

Le campo hielo et le lac du Rio Léon

Le retour me cuit, j’ai pas du amener assez de bouffe. Pourtant je n’ai perdu que 2 tours de tailles depuis le début et j’ai attaqué le régime graisse, sandwich beurre avocat fromage, avocat thon(a l’huile) poivron cacahuète… enfin arrivé au vélo j’ai droit à un petit tour en pick up mais pas sur tout le parcours. Ça ne m’évitera pas le sable. Au retour au camping je tombe sur un couple de kayakiste franco suisse allemand avec qui on échange tuyaux et thé et maté.

Le 9 je continue le difficile ripio, toujours avec le lac , les montagnes et la poussière en toile de fond pour dépasser Puerto Bertrand sur 15-20km. En chemin je rencontre pleins de cyclistes en route vers le nord dont un coréen. Lui il va jusqu’en Alaska et ça fait 4 et demi qu’il est parti de chez lui après avoir fait l’Asie, l’Asie centrale, l’Iran, la Turquie, l’Europe, l’Afrique( du caire au cap) puis le Brésil, l’Argentine et maintenant la cote ouest des Amériques!

Sur conseils de plusieurs personnes je compte faire 10km en plus dans le parc Patagonia. C’est un parc qui me permettra d’en apprendre plus sur la faune et flore local tout en ayant un aperçu de ce que je pourrais voir en Argentine.

Depuis environ Puerto tranquillo la forêt a disparu et laisse de nouveau place au grand espace avec les restes de forêts brûlés dans les années 30-40 comme autour de Coyhaique.

De la pampa?

Puis j’arrive à l’intersection pour le parc Patagonia, mais après une côte qui m’a séché. Donc je continue en direction de Cochrane, la dernière ville avant les derniers 209km de ce périple sur la carretera austral. Pas envie de faire un détour.

Et puis sur la route je croise des guanacos. Tout proche.

Et 5km avant cette ville, dans une montée sous un sol qui cogne, ma chaine se casse. Je galère à enclencher le maillon rapide et je finis cette étape.
Une fois les vivres empaqueté pour le reste je continue 5-10km et je trouve un super spot de camping au bord du lac esmeralda.

Le bivouac de rêve?
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